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Les 7 jeux Parelli : 2 – Le jeu du Porc Epic

Les chevaux ont un “réflexe d’opposition” inscrit dans leurs gènes, qu’ils utilisent lorsqu’ils sont pris au piège. Il s’agit de leur instinct à se débattre contre toute pression, quelle qu’elle soit (licol, mors, jambe…), et à tenter de le repousser par la force. C’est la raison pour laquelle de nombreux chevaux “tirent”, ou encore ont la hantise des petits espaces comme les vans : ils sont claustrophobes, et cette attitude correspond à une stratégie de survie.

Le jeu du porc-épic apprend à votre cheval à céder ou à s’écarter de la pression, en l’occurrence celle de vos doigts, du licol, du stick. Cela l’oblige en votre présence à réfléchir avant d’agir, et de diminuer le réflexe de fuite. Ce jeu est la première fondation des aides futures : jambe, main, assiette, pour finir finalement assez rapidement avec plus d’aide du tout. Le cheval réagira à l’énergie AVANT l’aide (la pression) qui pour lui reste inconfortable : le cheval va alors comprendre qu’en prenant lui-même la responsabilité de s’écarter de la pression, il trouve son propre confort.

Attention : les chevaux sont très forts à ce petit jeu, ils vous défient pour voir qui cédera le premier…

Pratique :

Jeu du porc épicLe premier pas en “porc épic” c’est le licol (corde).  Toujours en utilisant le principe des 4 phases, on commence par exercer une très légère pression sur le licol vers le bas. A l’instant précis ou le cheval cède, on relâche la pression.

Commencez par une pression très douce du bout des doigts, puis augmentez lentement et régulièrement la pression, jusqu’à ce que vous sentiez votre cheval céder. Dès qu’il cède (même un infime déplacement ou report de poid dans un premier temps), caressez le point sur lequel vous avez pressé.  Au bout de quelques répétitions, la pression nécessaire devient négligeable, un petit doigt suffit : le cheval a compris le principe.

Ensuite on refait la même opération un peu partout : épaule, hanche, puis plus tard flancs (partie centrale) pour les déplacements latéraux, puis sur les jambes elles mêmes avec la longe, etc.

Ces premiers exercices sont les bases pour les futurs changements de pied en vol, toutes les figures latérales y compris les airs relevés. C’est également ce jeu qui permet de faire comprendre le rôle des rennes d’appuis, rennes directes (on ouvre dans la direction souhaitée), et surtout renne indirecte (on ramène la main vers soi sans ouvrir, ce qui a pour effet de dégager les postérieurs dans la direction opposée)

Les phases sont trés importantes à partir de ce jeu. Il faut commencer par de toutes petites pressions avec vos 5 doigts posés sur votre cheval. On dit que la pression doit s’exercer sur “poil – peau – muscle – os” et cela progressivement.

Assurez vous qu’il accompagne la pression (et non qu’il l’a fuit) et qu’il s’immobilise lorsque vous caressez les endroits en question.

Cet exercice se fait ensuite en selle, bien sur, sur le même principe, dans toutes les directions. C’est le début de l’indépendance des aides…

Ce principe de base de l’équitation éthologique est l’un des plus déroutants pour les cavaliers classiques. En effet, le résultat global est que du coup il n’y a plus ou presque de contact avec le cheval, d’une part (on indique et le cheval poursuit l’action demandée tant que l’on ne dit rien d’autre), et d’autre part le fait que toute l’équitation résultante se fait en “poussant” le cheval. De la jambe, de la renne, de l’assiette. De fait de nombreuses aides classiques sont exactement inverses aux principes éthologiques (jambe d’incurvation par exemple, mais aussi direction, et surtout impulsion car un cheval éduqué éthologiquement ne s’arrêtera PAS en tirant les 2 rennes mais par la totale décontraction et baisse de l’énergie (tension musculaire) du cavalier ! Au contraire il se rassemblera par flexion de l’encolure (cession de la tête à la pression).

La suite logique de ce jeu est le 3ème, le jeu de la “conduite” ou du “chasse chasse” : le même, mais SANS pression physique.

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