Accueil » Sans mors » MORS : arrêtons le massacre !

MORS : arrêtons le massacre !

En équitation il y a des dogmes sacro-saints intouchables. Un plutôt amusant, le fait de systématiquement monter à gauche. La raison en est très simple et historique, liée au passé militaire de l’utilisation des chevaux : les militaires portent l’épée à gauche, impossible de monter a droite d’un cheval !

Et pourtant… Montez à droite en public et vous risquez les insultes !

Mais le pire de tous les dogmes est cette folie de l’utilisation du mors. Directement hérité de l’équitation militaire du moyen age, époque où la monte était plutôt rustre, cet instrument maintient l’illusion de la domination du cheval.

Je met au DEFI quiconque d’arrêter un cheval qui embarque avec un mors. En cas de panique le cheval ne sent plus la douleur, seule la fuite compte. Hélas l’humain et ses réflexes tire des deux mains dans ce cas, infligeant au cheval des douleurs tout a fait atroces, sans sans rendre compte. La bouche du cheval est ultra innervée, la moindre action de ce bout de métal est une douleur OBLIGEE et personne ne peux oser dire le contraire.

Pourtant, encore aujourd’hui sur tous les terrains de concours, dans les règlements des fédérations il est toujours interdit de monter sans mors.

La vidéo suivante, qui a tourné et tourné sur les réseaux sociaux, est signée Nevzorov Haute école est le résultat de tests et recherches scientifiques, expliquant et démontrant sans aucun doute possible ce que l’on inflige quotidiennement aux chevaux dans un certain milieu.

Les scènes que vous verrez n’ont rien d’exceptionnel. Tous les jours et dans bien des clubs nous les voyons, sans rien dire, sans réagir. La force appliquée sur la mâchoire et les dents peut atteindre plusieurs dizaines de Kg au Cm²…

Le fait d’avoir une multitude d’artifices pour canaliser le cheval ne permet plus de l’entendre. On ne peut pas écouter un cheval qu’on fait taire signalait déjà le Général d’Aure.

Même si je ne partage pas l’extrémisme “à la russe” de Nevzorov sur sa vision du sport équestre, les faits sont la en ce qui concerne les effets des différents mors. Faites un essai très simple avec un mors très utilisé, un simple pehlam ou un pessoa. Placez le sur votre main paume vers le haut, comme si elle était la mâchoire inférieure. Et activez juste très légèrement le levier. Avec quelques grammes de pression c’est déjà insupportable. Imaginez alors cela dans la bouche de votre cheval….

Blocage de la respiration, chocs dentaires, inflammations gingivales etc et j’en passe. Le problème est que l’on apprend pas (plus !) au cheval à se servir de son mors, et la main lourde est si facile. On apprend aux enfants a tirer sur le mors pour arrêter un cheval comment est il possible par la suite de leur faire comprendre la légèreté ? Oliveira disais “les rennes sont un fil de soie que vous devez trouver par hasard”. La réalité du terrain est bien différente.

En voici la preuve. Personne ne peut plus dire “je ne savais pas…”

NB concernant cette vidéo.

Attention. Je ne l’ai choisi que parce qu’elle montre l’abus de l’utilisation de certains outils, propos de cet article. Les recherches exposées (pressions du mors selon situations notamment en CSO ou Dressage) elles sont bien réelle malgré le ton emphatique et quelque peu extrêmiste de Nevzorov dans ses vidéos. 

Cet article à pour but de dénoncer les abus et la totale absence d’apprentissage de l’outil aux plus jeunes.

Pour la technique haute école en mors je vous renvoie sur le site de Philippe Karl et cet article en particulier : La mise en main

 

19 commentaires

  1. Une petite précision ah oui. Je ne partage en rien le sectarisme ni certaines méthodes réellement utilisées par Nevzorov.
    Il convient dans le visionnage de cette vidéo, de rester sur l’idée de la possibilité d’une autre approche, et de la réalité des effets du mors mal utilisé (ce qui est très généralement le cas). Donc ne pas se laisser “emporter” par la beauté esthétique de CE monsieur en particulier, quantité de gens arrivent à ces mêmes résultats.

  2. Attention à Nevroroz ! C’est le roi de la propagande. Il choisit des vidéos choc pour justifier ses idées extrémistes… Mais au fond, il ne fait pas mieux…
    Je n’ai pas regardé l’intégralité de cette vidéo : c’est facile de filmer des mauvais cavaliers, il y en a tant !
    Mais j’avais décortiqué à l’époque certaines de son travail : du cirque, de qualité correcte, mais rien d’extraordinaire…
    Des chevaux sur la défensive, d’autre moroses si je me souviens bien. Sa démonstration de cheval placé n’est qu’un conditionnement qui mène le cheval à rouer l’encolure. Le vrai placé du cheval ce n’est en rien cela.

    On peut monter sans mors, faire de très jolies choses ainsi, c’est certain. Peut-on mener à un réel placé uniquement en mors, peut-être, je n’en sais rien. On m’a rapporté qu’un cavalier plus doué que moi, a testé profondément l’équitation sans mors. Au bout de quelques semaines, il avait constaté que le cheval avait perdu de la tension dans le dos, et je ne sais plus quoi…
    Par contre, que l’expérience était plaisante et qu’il poursuivrait, mais en revenant régulièrement à l’embouchure.

    Pour ma part, j’aime monter avec un mors : j’aime sentir la bouche du cheval, qui discute.
    Non, un mors ne fait pas mal voyons ! C’est la mauvaise main qui le rend douloureux.
    De même, une mauvaise main, sur un fin licol peut aussi être très douloureuse pour le chanfrein. D’ailleurs, le cheval d’un certain pratiquant de l’équitation dite “éthologique” avait une marque nette sur le chanfrein !
    Cordialement

  3. Bonjour !

    Merci de ce commentaire. Je sais bien oui, et je ne partage en rien son sectarisme et son fanatisme, ce que je signale dans mon premier commentaire. Et ses “méthodes”, “a ce qu’on dit”, (mais dès qu’il s’agit de Nevzorov tout est a prendre avec des conditionnels tant tout cela est fermé)n’ont rien de bisounours. Je suis conscient que le choix de cette vidéo est sujet à caution.

    Pour le problème de fond, je précise également que le problème est l’apprentissage de la main, tant au cheval qu’à l’humain, qui n’est plus fait. Tout est question de main comme vous le précisez.
    Tous les jours dans les clubs nous voyons quantité de “gamins” cisailler la bouche des chevaux “pour le placer”. Résultat : encapuchonnement, blocage sur le mors, nuque brisée….

    Pour le reste à savoir le placé sans mors, on “place” sans problème, dos rond un cheval sans mors. c’est la première chose qu’on leur apprend en sans mors d’ailleurs. Mais il n’y a qu’a voir les “placés” actuels dans les concours de “haut niveau” les chevaux ne sont pas plus placé… avec mors ! Il s’agit donc bien d’éducation et d’équitation, pas de l’outil.

    Partant de ce principe, je le préfère sans, libre de respirer :)

  4. Les concours, c’est un autre débat. je n’apprécie pas l’équitation de compétition car elle est toute en tension, en force etc… Mais généralement, les chevaux montrent un placer juste, à défaut d’un véritable rassembler.

    Les chevaux que j’ai rencontrés ont eu au long de leur apprentissage une période où ils avaient besoin d’appui sur le mors, car leur musculature n’était pas adéquat pour maintenir la tension. Période qui revient en fonction de l’avancée du travail
    Cela, sans parler de la théorie du besoin qu’a le cheval de pousser sur son mors (Steinbrecht, Pradier, si je ne m’abuse)
    Cet appui est impossible, à la rigueur est inconfortable sur le licol : la position du cavalier fait que sauf cas particulier, la main se trouve au-dessus, dans ce cas, le cheval qui s’appuit se trouve à “s’user” sur la muserolle. Par contre, le cheval qui tire en inversant l’encolure, donc vers le haut doit trouver une réponse confortable et adéquat dans le licol : la main restant à sa place (donc pas de perturbation du centre de gravité) l’action se fait vers le bas, si la main est habile cela peut permettre que le cheval donne son chanfrein (à défaut de la bouche)et donc sa tête et son encolure en l’abaissant. (Avec le filet, on aurait une action sur les barres, à moins que le cavalier sur élève les mains et donc perturbe le cheval)

    Mais je ne comprends pas cette remarque : “libre de respirer” un mors n’empêche pas de respirer … ??? !!!!

    Attention à l’apprentissage du placer : la mise en place des structures musculaire se fait progressivement. Le cheval est capable d’apprendre des attitudes propices, par conditionnement ou autre apprentissage, mais on abouti parfois a des fausses attitudes (cheval “tricheur) de chevaux qui semblent en place mais qui ne fonctionnent pas…

    Ce qui me choque dans ce sujet (hormis le titre un rien provocateur ;) ) est la photo choisi : elle présente l’abus, le détournement, la mauvaise utilisation (il parait qu’il y en a une bonne…) des enrênements !

  5. En effet ! Et c’est ce que je dis… Le titre est provocateur (volontairement :) ) mais ce n’est pas l’outil en soit que je remet en question (d’ailleurs je ne suis pas le seul, et cela commence à faire “école”), mais son utilisation et l’absence totale d’apprentissage que l’on en fait. Ma première leçon d’équitation a débuté par ces mots : “tends tes rennes”.

    Quand on a pas de main, on imagine les conséquences.

    Je ne lutte pas fanatiquement CONTRE le mors, mais son abus, comme tout autre outil (un licol corde peut s’avérer très sévère).

    Mais concernant les enrennements, quand c’est un philippe Karl lui même, que l’on ne peut franchement pas accuser de fanatisme, qui le démontre j’ai plutôt tendance à l’écouter… (voir article “la légèreté cette notion oubliée”)

    C’est bien l’abus que je dénonce. Malheureusement “l’abus” est ce que je VOIS quotidiennement. L’image d’illustration a été prise il y a peu de temps dans un club ici, c’est CA qu’on enseigne. Ton cheval est chaud. Bah rennes allemandes !

    Pour ce qui est des théories, la cession de mâchoire etc, je ne suis pas qualifié pour en parler. Mais je ne fais que constater : Hippocampe ne s’appuie pas sur le licol. Je ferai une vidéo prochainement en selle, (mon dos hélas m’empêche de monter depuis un mois). Lui ayant appris la cession au balancer du noeud du licol il se place de lui même. Mal certainement pour l’instant, nous débutons, mais il est “en main”, pas par cession de mâchoire, mais par placement naturel. L’arrière mains s’engage (ce qui me semble t il est la base du rassembler), en rennes mis longues : je n’ai PAS de contact direct. Pas de pression sur la langue, pas de salive à outrance, déglutition libre. n’ayant aucune pression nulle part, son attention est totalement libre pour toutes les autres aides, notamment assiette et surtout regard et énergie. Ce n’est le fruit que de mon expérience, je n’ai aucune théorie fixe. Mais depuis qu’il est sans mors c’est un autre cheval !

  6. La cession de la mâchoire fait partie d’une branche bien précise de l’équitation, plutôt dans la ligne bauchériste. Je ne suis pas non plus une spécialiste parce ce que je ne la pratique pas, mais la cherche.
    Je m’explique (même si c’est un peu hors sujet sur cet article ?) On peut conditionner le cheval à décontracter et placer son encolure à l’aide de la cession de la mâchoire préalablement acquise. On peut aussi au fil du travail constater cette cession (déglutition particulière) comme signe, preuve que le cheval est dans un bon travail…

    Oui, c’est ce que je disais, le cheval ne peut pas vraiment s’appuyer sur le licol, il peut tirer, mais pas prendre “le bon appuie” qui est parfois recherché et qui nécessite un mors. (Quant à juger de l’utilité de l’appuie, les écoles s’affrontent encore alors )
    Par contre, la “symbiose” avec l’assiette, le corps etc … on l’a ! Cette sensation d’intimité profonde passe aussi dans les mains d’ailleurs…

  7. N’est ce pas la toute la passion de l’équitation ? Que les écoles ne soient pas d’accord, c’est encore heureux !

    La question de la nécessité de l’appui se pose réellement. Et encore une fois il y a appui et appui : le mors comme repère de limite à ne pas dépasser (auquel cas il est inutile, comme dans l’équitation de Oliveira par exemple), ou réelle barrière qui “tient” la mâchoire comme on le voit plus régulièrement (enrennements et autres amusements) .

    Dans le cas N°1 on peut parfaitement obtenir un placer sans… rien (tête libre), c’est donc possible. Maintenant il faudrait l’oeuil d’un Philippe Karl pour valider la locomotion dans de telles conditions.

  8. La notion d’appui est plus complexe que cela, ou les différentes notions sont plus nombreuses :
    -le mors comme limite à ne pas franchir est une ligne, une école. (le bauchérisme) Là, effectivement, puisqu’il y a interdiction d’appui, le mors ne sert à rien d’un certain vu.
    – Il y aussi la tension constante qui tient la mâchoire, la tête et même l’encolure. Eventuellement à l’aide de ficelles diverses.
    -La “poussée” sur le mors, chez Steinbrecht ou Pradier où le cheval doit venir chercher le mors et tendre ses rênes (le nez dans le sable chez pradier) avec un cheval qui travail dans une certaine tension au sens une étendue (pas de tension nerveuse ou autre, je parle ici d’une tension positive)
    – l’acceptation de l’appui pour guider aider le cheval à trouver / maintenir une certaine posture un certain équilibre (ce que je pratique) ici, le cheval décide de l’appui et on gymnastique pour alléger.

    Peut-être y en a-t-il d’autre …

    J’ai voulu répondre sur le sujet de l’équitation de légèreté, mais me suis trouvée à écrire un article, trop long pour être un commentaire à un blog, alors, je le termine, et mets un lien avec un résumé ou autre en commentaire sur votre sujet…

    Cordialement

  9. Bonjour.

    Je me permets quelques réflexions sur votre billet.

    “Je met au DEFI quiconque d’arrêter un cheval qui embarque avec un mors”.
    C’est évident, personne n’y arrive du premier coup. Le premier réflexe est bien de tirer sur les rênes, c’est naturel. Regrettable, mais naturel. En revanche, monter sans mors n’améliorera en rien la situation. Le premier réflexe est et restera de se pendre aux rênes, même si l’on a appris à stopper le cheval avec son corps. Et du coup, la réciproque sera vérifiable aussi : je mets au défi quiconque d’arrêter son cheval qui embarque sans mors… Même avec un hackamore, ça reste compliqué, et pas moins brutal qu’une embouchure ! Et il m’aura fallu dix ans de travail avec des maîtres et sur des chevaux parfaitement mis pour apprendre que la seule façon de garder le contrôle d un cheval qui s’emballe est de le mettre sur un cercle sans tirer, quitte même à le pousser dans son galop pour garder la direction.

    ” Le problème est que l’on apprend pas (plus !) au cheval à se servir de son mors, et la main lourde est si facile. On apprend aux enfants a tirer sur le mors pour arrêter un cheval comment est il possible par la suite de leur faire comprendre la legèreté ?”
    Le Colonel Carde a eu une réflexion en ce sens sur le site cheval-savoir.com. On lui faisait remarquer que “Prôner la légèreté c’est très bien pour le haut niveau,car les cavaliers ont le sens de la locomotion etc mais je peux vous dire qu’à petit niveau ( c’est à dire plus de 3/4 des cavaliers…et des enseignants) celà fait beaucoup de dégâts !!” Sa réponse : “pensez-vous qu’en apprenant aux néophytes à « tirer dessus » ils bifurqueront un jour vers la légèreté ?” Tout le problème est là : les enseignants sont souvent mal formés, et souvent incapables d”apprendre à leurs élèves à faire autrement que ce qu’ils ont appris, c’est à dire en force.

    Alors, certes, faire sans mors éviterait bien des douleurs, voire des traumas aux chevaux, hélas, ça ne garantirait en rien la qualité du travail des chevaux, des moniteurs et de certains instructeurs, ni de leur enseignement.

    A l’opposé, il existe des enseignants très compétents, qui cherchent dès le départ à apprendre le respect de l’intégrité physique du cheval, qui cherchent à obtenir son adhésion au travail (et y arrivent, malgré le mors !!! ;-) ). C’est ça qu’il faut rechercher, plus que de réformer le type de travail…

    • Bonjour !

      Alors je ne vous rejoins pas sur un point : sans mors, la PREMIERE chose que l’on apprend est de monter avec UNE SEULE renne. D’autre part, la première chose que l’on apprend au cheval est la flexion latérale. De manière à casser notre naturel reflexe à tirer sur les 2 rennes, ce qui en soi quelle que soit la situation est idiot comme vous le rappeler.

      On devrait en faire de même avec mors, mais ce n’est pas possible avec tous les mors.

      Et je vous rejoins totalement sur le problème de l’enseignement. C’est l’évidence même, mais que peuvent faire des gamins qui voient sur les carrières des “instructeurs” qui n’ont d’autres mots que cravache a mort et tirer la bouche ?

  10. C’est évident, ces gamins ne peuvent que reproduire leurs “exemples” et suivre les instructions reçues en leçon… et c’est bien pour ça qu’il faut casser ce paradoxe en durcissant la formation des enseignants. Non pas en exigeant des résultats en compétitions, ou en exigeant des connaissances théoriques que le premier dictaphone venu pourrait recracher, non, mais en exigeant que les élèves moniteurs aient de réelles capacités dans le travail du cheval (c’est aujourd’hui très loin d’être le cas !), et soient capables de transmettre l’art, et l’esprit d’un travail sain.

    C’est le rôle de la FFE. Et elle ne le remplit pas. Elle ne jure que par la compétition. Il suffit de regarder les exigences pour passer le monitorat ou tout autre diplôme d’enseignement : tout est tourné vers la compétition. Et par définition, la compétition, c’est le royaume du pragmatisme : ce qui marche est adopté. En CSO il y a 15 ans : barrer les chevaux. De nos jours en dressage : le rollkur. Tant qu’on ne sortira pas de cet engrenage pour voir l’équitation comme ce qu’elle est définie dans tous les dictionnaires de langue française (l’ART de monter à cheval), on ne pourra pas voir de réelle évolution.

    C’est pas demain la veille.

    Crier au loup contre les mors, c’est s’attaquer au symptôme, non au problème de fond.

  11. C’est exact. Mais déjà l’attitude nécessaire pour monter sans demande des remises en questions fondamentales intéressantes sur le plan pédagogique. Toutes les “méthodes” dites “etho” (la cense, ou parelli que je pratique) ne font intervenir le mors qu’au dernier niveau de formation, c’est a dire en fait quand on en a plus besoin, pour la “finesse” comme ils disent. A ce niveau je n’ai plus rien a dire contre, encore que les étude vétérinaires soient pourtant claires sur le sujet mais ca c’est une autre question. Je partage pleinement votre remarque globale. Et l’avantage de l’apprentissage “sans” permet justement de faire ce que vous dites… Car par définition il supprime le rapport de force et oblige à la communication.

    Hélas, tous ne sont pas capables ou simplement ne VEULENT pas de ce type de rapport… Les motivations profondes de chacun en équitation restent assez obscures, et le déferlement de violence que je vois TOUS LES JOURS ou presque me dit que les motivations en question sont bien loin de “l’art équestre”…

  12. Sachant que l’équitation est une discipline qui repose tout de même beaucoup sur l’orgueil (conscient ou pas), que les motivations profondes seraient en effet très intéressantes à étudier pour un psychologue (voire peut-être un psychiatre)… on arrivera jamais à écarter le rapport de force dans la relation homme-cheval. Effectivement, rejeter le mors suppose une remise en question profonde, à laquelle ne sont pas prêts la plupart des cavaliers.

    Déjà, admettre ne pas tout savoir, c’est énorme pour un homme dont la position l’amène à baisser les yeux vers ses contemporains, alors il ne faut pas rêver…

  13. Il n’empêche que cette vidéo est insoutenable.

  14. Bonjour, je viens de passer ma soirée à vous lire regarder les vidéos, de nombreuses choses m ont interpelées:
    Vous dites:”En effet !… mais son utilisation et l’absence totale d’apprentissage que l’on en fait. Ma première leçon d’équitation a débuté par ces mots : « tends tes rennes ».”
    A vous lire il n existe aucune méthode qui apprenne au cheval l utilité du mors, et a y répondre sans contraction! c’est faux il y en a une, celle de votre grande copine comme vous la surnommée, E D C.
    Vous mettez au défi d’arrêter un cheval qui embarque avec un mors dans la bouche moi je vous met au défis d’y arriver avec un licol!
    EDC et ces élèves utilisent l’arrêt d’urgence avec la flexion comme vous la décrivez avec le licol, cependant cette technique nécessite un apprentissage a pied en licol et en filet pour être appliquée sans quoi elle coucherait le cheval, technique utilisée par les cascadeurs!
    Vous m hérissez tous les poils lorsque vous parler d avoir plus de force dans le pli pour arrêter votre cheval!! Cela n a rien a voir avec la force s il s’arête c’est parce que vous le lui avez appris, et qu il a appris a donner sa tête, ils sont bien plus puissant que nous, et un cheval qui n a pas apprit ce geste se défendrait en mors ou en licol!!
    Cependant et la ou je vous rejoint, pour que le mors ne soit pas inconfortable au cheval ils faut absolument que le cavalier soit conscient et capable de contrôler ses mains, ainsi monter en sans mors pour un débutant sur un cheval éduqué est un bien meilleur apprentissage, et bien plus confortable pour le cheval école.
    J en profite aussi pour souligner quelques petite erreur sur votre article sur l éthologie, le cheval a été étudié par les éthologues tardivement car il n était pas assez exotique aux yeux des scientifiques, le cheval voit très bien de loin, mais plus flou que nous justement pour voir les prédateurs, il accommode avec son encolure d’où ses postures d’alerte tête haute?, il nous voit sur lorsque nous sommes sur son dos les zones aveugles( sous le mentons, postérieurs et un angle mort de la largeur de la queue) du cheval sont très petite et il lui suffit de tourner la tête pour les combler. Je vous invite a lire le livre scientifique et très bien fait de Michel Antoine Blanc “Cheval qui est tu?” et celui d Helene roche “Comportements et postures”.
    Merci pour ce blog très instructif même si je ne suis pas d accord avec tout…

    • Bonjour !

      Merci pour votre long commentaire :)

      Cet article est l’un des plus anciens comme vous le voyez en date, et bien des choses ont changé depuis. Cet article principalement, écrit un jour de colère et un peu dans l’impulsion (celle qui manquait cruellement à mon loulou tiens !^^) et peu argumenté je l’admet.
      A ce jour les choses sont encore plus simples en ce qui me concerne. PAS de mors. Fin de la conversation. Les gens font ce qu’ils veulent, mais moi aussi. Et ca c’est désormais un “no go” définitif. PAs de mors. Inutile, dangereux et parfaitement moyenâgeux. On peut faire parfaitement sans voir bien mieux qu’avec, donc son inutilité totale est prouvée en ce qui me concerne il n’y a donc AUCUNE raison d’utiliser ce machin sauf obscurantisme dogmatique.

      Merci pour les références des bouquins, mais ils sont déjà en cours de lecture depuis un petit moment :)

      • Maurice castelnau

        votre “obscurantisme dogmatique” rempli d “EGO” teinté de “propagande” du rejet du mors
        vous amène à avoir des morts sur la conscience. Trop flambeur pour savoir que s’être fait
        embarqué. Sans rancune.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *