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Revue du livre : Savoir écouter les chevaux

savoir ecouter les chevauxUne expérience sensible de la nature

En attendant la revue complète des ouvrages de Véronique de Saint Vaulry (désolé c’est un peu long…) je voudrais partager avec vous ce petit livre.

Oh il ne fera pas date dans l’histoire de la littérature c’est certain, mais il mérite qu’on s’y arrête. Tout d’abord, il s’agit d’une sorte de “roman interview”, je ne sais comment le définir, écrit par une journaliste qui a priori n’y connait pas grand chose au cheval, et qui part à la rencontre d’un homme de cheval hors du commun : Renato Riccardi.

Contrairement aux apparences, et oui une fois n’est pas coutume, il habite dans le sud de la France et se trouve être propriétaire du centre équestre Silverado.

Étonnant phénomène que ce Renato…

Pragmatique, juste, visionnaire aussi, il a dans son centre développé une approche globale du cheval et de son environnement, héritée de son long voyage chez les indiens d’Amérique et leur rapport si particulier à la nature, et donc au cheval. C’est “l’écopsychologie“.

Une vision globale de la nature et du rapport au cheval

La lecture de ce livre est plaisante. On est plongé dans l’univers de Renato, admirablement rendu par la journaliste, comme dans une histoire. Les grands canyons américains défilent dans nos tête sur fond de cigales provençales, au fil de “balades éducatives” durant lesquelles Allesandra Buronzo se fera donner une “leçon de choses”. Renato a une faculté de perception de la nature qui n’est pas sans rappeler celle évoquée par Linda Kohanov, dans le Tao du cheval. D’ailleurs les expériences qu’il explique, et celles vécues par l’auteur sont en fait très proches. Mais Renato est un homme, pragmatique, et cette vision masculine est un apport parfaitement complémentaire à la vision “psycho thérapeutique”  et émotionnelle de Linda Kohanov. En fait “savoir écouter les chevaux” est un peu la section “travaux pratiques”. Pourtant ils ne se connaissent pas et ne se sont jamais rencontrés, mais leur expérience est en tous points comparable.

Un peu de technique équestre ?

Au fil des randonnées dans les montagnes du sud de la France et d’Italie, Renato raconte. La vie, la nature, la place de l’homme, le cheval… Et on se surprend au fil des pages, derrière un verni agréable, à prendre nous aussi “une leçon de choses” en matière équestre. Position, impulsion, tenue des rennes, dialogue avec le cheval, maitrise de soi, de sa respiration, capter et intégrer nos émotions, celles du cheval, et construire une équitation avec tout ça. Certes une équitation d’extérieur, mais comme le dit V. de saint Vaulry, n’est ce pas la plus complète et nécessitant le plus de finesse et d’éducation du cheval et du cavalier ?

Certes on apprendra pas la technique équestre grâce à ce livre. Mais en fait on apprend bien plus : l’être équestre. L’attitude morale, mentale, et émotionnelle indispensable à une belle équitation, quelle qu’en soit la technique ou la discipline. Renato distille jour après jour une approche globale, finalement très fine et qui apportera aux cavaliers une autre vision (globale également) du monde du cheval, et de l’équitation.

Un livre plaisant à lire le soir avant de partir dans le monde merveilleux des chevaux en plein air….

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Morceaux choisis :

Monter à cheval est un art qui prend en considération tous nos mouvements, qui ne sont rien d’autre que de l’énergie, et quand nous bougeons nous créons une énergie positive ou négative. Un cavalier qui sait utiliser le cheval de manière positive est un être vivant en harmonie qui bouge dans l’élégance, sans souffrance ni force, car les deux êtres se donnent l’un a l’autre mutuellement, sans rébellion ni conflit.
 En occident, nous avons voulu imposer nos temps de réaction à l’apprentissage du cheval. C’est comme si on voulait prendre un enfant de l’école primaire et, à l’aide de coups et de gifles, prétendre qu’il arrive rapidement à l’université. C’est absurde, et pourtant c’est le scénario habituel auquel on assiste dans beaucoup de centres de dressage.
 Tant qu’il y a une rigidité physique et/ou mentale, il ne peut y avoir de l’équitation, au sens où je l’entends. Il faut trouver le juste équilibre et la juste harmonie pour être un bon cavalier.
J’avais appris à me comporter avec les chevaux de manière mécanique et rationnelle : chaque geste que je faisais devait créer une réponse venant du cheval. Pendant mon séjour chez les indiens, j’ai appris au contraire que le cheval n’est pas un automate et que chaque bête a en soi un potentiel qui lui est propre, exactement comme cela se passe chez les hommes. […] Je suis arrivé aux États unis en pensant être un cavalier formidable. J’ai vite compris que je n’en étais qu’au début !

Liens utiles :

Site officiel du livre : http://www.equitation-douce.fr/accueil/

Site officiel du centre : Le centre équestre Silverado

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5 commentaires

  1. Je ne connaissais pas ce livre … Faut que je le trouve !!!

  2. C’est rafraichissant :) regarde ma note de lecture ;) c’est pas un monument de littrature mais ca remet pas mal de choses leur place. Il existe aussi en Ebook c’est comme ca que je l’ai :)

  3. Cool c’est comme a que je les lis ;)

  4. il est génial ce bouquin! impossible de le lire, il se dévore!!!

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