L’approche Ă©thologique est finalement assez simple. Elle repose sur une idĂ©e simple :
Ce n’est pas au cheval d’apprendre le langage de l’homme (il en est incapable), mais a l’homme d’apprendre le langage cheval.
Cette approche relationnelle suppose donc le respect des codes de communication (les comportements)  et surtout la culture du cheval. Oui les chevaux ont une culture. Une organisation sociale claire, des codes de communication précis.
Bien sur un cheval ne nous prendra jamais pour un autre cheval. Mais la communication est possible. Et pour cela il nous faut donc
A l’Ă©tat sauvage, le cheval est un herbivore et donc une proie. Il fuit dâinstinct au premier signe de danger. L’homme doit donc le mettre en confiance et apprivoiser ses peurs en l’aidant Ă apprĂ©hender son environnement. Un cheval mĂ©fiant a de grandes difficultĂ©s Ă apprendre car il est toujours sur la dĂ©fensive et prĂȘt Ă rĂ©agir. Ses actions, alors, sont plutĂŽt des rĂ©actions que des rĂ©ponses aux sollicitations du cavalier, et peuvent mĂȘme ĂȘtre pĂ©rilleuses pour l’homme. Cette approche, basĂ©e sur la comprĂ©hension du comportement de lâĂ©quidĂ©, amĂ©liore trĂšs nettement la relation entre lui et l’homme : elle est la base fondamentale du lien qui va se tisser entre les deux. Le cheval va ressentir positivement l’action du cavalier, qui va faire naĂźtre la perception prĂ©cise de ce que veut l’homme, le respect de l’indication donnĂ©e. La fin des malentendus entre eux dĂ©bouchera sur un comportement positif. C’est ainsi que le cheval agira dâune maniĂšre harmonieuse avec son cavalier.
Les chevaux difficiles manquent souvent Ă la fois de confiance et de respect. La peur peut les conduire Ă vouloir sâĂ©chapper pour fuir ce quâils ressentent comme pĂ©rilleux; cette rĂ©action peut avoir de graves consĂ©quences, allant jusquâĂ bousculer ou renverser son cavalier. Dans notre Ă©quitation, le cheval doit apprendre Ă respecter l’espace personnel de l’homme. GrĂące aux exercices, le cavalier prend le contrĂŽle des mouvements du cheval : il lui fait savoir qui conduit la danse. Cette confiance et ce respect du cheval, lâhomme les acquiert Ă travers une de travail, une relation plus exactement, fondĂ©e sur la comprĂ©hension de la psychologie du cheval, et non sur lâautoritĂ© ni la peur.
Si on observe le poulain en libertĂ© avec sa mĂšre, on remarque quâil suit tous ses dĂ©placements et se tient Ă ses cĂŽtĂ©s : il est connectĂ© Ă elle. Le mĂȘme lien invisible rĂ©unit le cheval adulte et l’homme. Ce nâest pas un lien ostensible, câest la concrĂ©tisation d’une relation d’intĂ©rĂȘt mutuel et d’attention permanente. Cette connexion permet Ă l’homme dâexister, pas uniquement sur le dos du cheval, mais aussi dans son esprit. Lâanimal est captivĂ© par le cavalier. Ce partenariat est la source du plaisir que chacun vient chercher au contact de l’animal.
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Bla bla bla bla bla. Bon ca c’est le jargon marketing qu’on trouve dans les « mĂ©thodes ». C’est vrai Ă©videmment, mais c’est finalement beaucoup plus simple que ca. Tout ce blabla est une tautologie, ca coule de source.  La vĂ©ritĂ© c’est que cela nous demande une TOTALE et PROFONDE remise en question personnelle, et surtout permanente. Avec une mission simple : arrĂȘter de nous conduire en prĂ©dateur, ce qui est totalement naturel pour nous ! En clair, faire le contraire de ce qu’ l’on voudrait faire de prime abord…
Ca passe par des choses parfois toutes simple… Par exemple, effectivement caresser l’encolure pour fĂ©liciter au lieu de leur dĂ©boĂźter le cou comme tout le monde fait, maĂźtriser son Ă©nergie apparente, utiliser des phases progressives dans notre expression, adopter les codes de communication (le vocabulaire !) du cheval…
Ah oui c’est sur, ça demande plus d’effort, de respect de l’autre, nĂ©cessite d’abandonner ses rĂ©flexes dâagressivitĂ©, et surtout… Apprendre. Toujours et sans cesse, en fonction des rĂ©actions de l’autre…
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Chevalitude Pour ceux qui veulent briller aux yeux de leur cheval


